Présentation de la ville

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Mouy est une commune de l’Oise située sur la vallée du Thérain. Elle se situe à mi-distance entre Beauvais et Creil. Ce chef-lieu de canton, oscillant entre ruralité et urbanité, compte 5404 habitants sur un territoire approchant les 10 km². La densité de population y est donc importante puisqu’on dénombre 540 habitants au km².

Les Mouysards profitent d’un décor naturel favorable. Mouy est fortement marquée par l’eau. La rivière, le Thérain, coule paisiblement à travers la ville et sa campagne. Cela donne un paysage typique.

La faune et la flore sont caractéristiques des milieux aquatiques. Rivière, marais et étangs favorisent la présence d’oiseaux migrateurs tels que hérons et canards sauvages ainsi que diverses variétés de plantes et d’arbres tels que les roseaux ou les saules pleureurs.

La topographie renforce cet aspect puisque Mouy se situe dans une vallée entourée par deux plateaux aux espaces naturels très différents.

La ville se caractérise également par la politique menée par ses élus. La solidarité, l’ouverture au monde, le devoir de mémoire, l’écoute ainsi que la modernité et le progrès social sont les valeurs qui guident l’action publique mouysarde.

Mouy se tourne vers l’avenir en favorisant la politique de l’enfance.

De la petite enfance à l’adolescence, les jeunes Mouysards ont accès à des structures éducatives et de loisirs.

Un ensemble de commerces et de services à destination de la population locale et limitrophe anime le cœur de ville.

Historique

Les terres de Mouy semblent avoir été possession des Sires de Moÿ de Vermandois également seigneurs des terres de Moÿ dans l’Aisne. Cette famille est connue depuis l’an 1045.
À partir du XIIe siècle, Mouy était une place forte dépendante de la châtellenie de Mouchy-le-Chatel.

En 1459, on parle de Mouy comme d’un village de 300 feux et dont le coeur est constitué par une église, un château et ses dépendances.
Ce château dont il ne reste qu’une petite partie servit de refuge aux protestants de la région durant les guerres de religion du XVIe siècle, le seigneur de l’époque étant partisan de la réforme.

Cette citadelle, enjeu de plusieurs combats, fut prise et reprise tout au long de ces périodes troublées et connut les destructions et les représailles du pouvoir catholique que pareille situation suppose. Le dernier des Vaudrez (famille possédant les terres de Mouy de puis 1449) étant resté le seigneur de Mouy après les événements que la place avait dû endurer, il devint le serviteur le plus zélé de Henri IV.
Mouy, par le jeu des seigneurs morts sans postérité et des successions multiples, finira par échoir à Monsieur le Frère du Roi avant la Révolution.

Si en 1790 Mouy est encore un gros village de 400 maisons, en 1830, le nombre d’habitations a quasiment doublé. Cet essor se poursuit tout au long du XIXe siècle.
Les Mouysards de l’époque semblent acquis aux idées nouvelles si on en croit le curé Sallentin qui prend fait et cause pour la Révolution française et demande à ses paroissiens de soutenir 1er nouveau régime. Une large part de la population partageait ces sentiments puisqu’en 1792, parmi les volontaires combattant les armées royalistes venant de l’étranger, on relève le nom d’une femme patriote Marie Geneviève PROTHAIS ce qui n’était pas habituel dans la région.

Ces idées de progrès et de liberté restent fortement ancrées et le 21 décembre 1851, les résultats au plébiscite de Louis-Napoléon Bonaparte placent le canton de Mouy en tête des votes négatifs du Département (moyenne départementale 4 %) avec Mouy à 30 %.

Dans le même temps, on assiste à un développement industriel considérable de la Ville grâce au Thérain qui fournit la force motrice nécessaire à l’implantation de l’industrie textile relayée dans les années 1860 par celles des cuirs et peaux et de la brosserie.

De cette croissance, il ne reste que des grandes bâtisses, maisons de maître du XIXe siècle dont l’architecture emprunte beaucoup au mouvement haussmannien, et quelques chapelles vétustes dans l’ancien cimetière. Ces constructions témoignent d’une richesse insolente pour quelques-uns et de beaucoup de misère pour une population laborieuse dépourvue de tout, au point qu’il faut la création d’une cantine scolaire en 1894 pour que les enfants indigents fréquentent l’école.

Après la guerre de 1914, les industries s’affaiblissent peu à peu. La manufacture de tapis, vestige des anciennes filatures, les fabriques de chaussures ferment une à une. La tannerie disparaîtra dans un incendie. Seule l’industrie de la brosserie s’adapte aux nouveaux modes de production et continue de nos jours avec une seule brosserie encore en activité.